Le 22 janvier dernier, les syndiqués réunis en assemblée générale ont adopté à 82 % les termes de l’entente de principe intervenue au cours des semaines précédentes. Il aura fallu une douzaine de rencontres de négociation pour s’entendre sur les termes du contrat de travail d’une durée de deux ans à compter de sa signature.

Au chapitre des gains, la nouvelle convention collective prévoit l’intégration d’une banque d’heures supplémentaires pouvant être reprises en congé, 10 jours fériés. Le contrat prévoit également un régime d’assurance collective dont le partage de coût progressif assurera une contribution jusqu’à 45 % du coût total des primes par l’employeur ainsi qu’un REER collectif avec une contribution de l’employeur allant jusqu’à 1 % des gains annuels. La grille des salaires pour les mécaniciens prévoit un taux horaire à l’entrée de 25,00 $ l’heure à l’échelon 1 jusqu’à 28,95 $ au maximum de l’échelle. Chacun des échelons de salaire de la grille de rémunération sera majoré de 1 % à 1,6 % au 1er mai de chaque année.

Les principaux gains se situent essentiellement dans l’établissement de règles justes et équitables pour l’ensemble des membres. Ces règles basées essentiellement sur l’ancienneté viendront pallier une grande partie des irritants qui ont mené à la formation du syndicat.

Soulignons que la syndicalisation de ces travailleurs s’est effectuée sur une base régionale. De par sa nature, STIM dont le siège social est situé en Estrie, est une entreprise qui offre à des clients des services de mécanique et d’entretien partout au Québec. La décision du tribunal administratif du Travail permet la syndicalisation de travailleurs sur le territoire de Lanaudière.

Cette décision a permis de créer une percée dans le secteur de la sous-traitance mécanique. Ces travailleurs ont souvent une précarité d’emploi importante, mais également des conditions de travail peu enviables en comparaison avec les mêmes titres d’emploi et fonctions que leur donneur d’ouvrage.

La démonstration est maintenant faite, il est possible de négocier de bonnes conditions de travail, même pour des salariés d’une entreprise de services dépendante de clients et dont le siège social n’est pas nécessairement situé sur le territoire concerné. Souhaitons que cette réussite inspire d’autres travailleurs du secteur à se syndiquer et à améliorer leurs conditions de travail.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de services techniques industriels Marchand – CSN représente près de 70 salariés mécaniciens, soudeurs, électromécaniciens, plombiers et commissionnaires dont le port d’attache est situé à Joliette et travaillant chez les clients de STIM sur le territoire de Lanaudière.